alors voilà, depuis mon retour du Brésil (toujours pas de photos, mais dès que je les ai je les poste, promis), je profite à nouveau à fond de New York, et force est de constater que chaque fois que je quitte la ville qui ne dort jamais, je la retrouve avec une certain enthousiasme....
tout ça pour dire qu'un jour prochain (fin août normalement), il va bien falloir que je la quitte définitivement, et autant ne pas se mentir, ça n'est pas une perspective qui me réjouit tant que ça...
Après un an à prendre mes marques ici, avoir mon petit resto français préféré, mon vendeur de bagels du petit déjeuner, mes 3-4 endroits fétiches de sortie du weekend, et bien sûr mon super appart duplex à 1min à pieds du boulot, on se dit que tout ça ça va pas être facile à quitter au final (oui je sais il me reste encore six mois, mais six mois ça passe vite).
Alors oui les ricains ils ont tout plein de défauts que nous les Français on n'aime pas, ils portent des t-shirts sous leur chemise, ils adorent aller faire du sport, ils mangent des trucs dégueus et ils savent pas cuisiner, ils ont peu ou pas de conversations politiques, ne savent pas ce qu'est la belgique, boivent de la coors light, ont trop de pubs à la télé, ont de sérieux problèmes relationnels (cf. le système des dates à l'Américaine dont il me semble avoir parlé au début de mon séjour ici), et tout plein d'autres trucs qui nous font marrer ou pitié.
D'un autre côté, les Américains savent faire la fête tout le temps (enfin là je parle de New York), les Américaines sont drôles et boivent de la bière, ils n'ont pas tous les complexes pourris à la Française du style «ah machin t'as vu il a de l'argent, je sais pas comment il a fait pour l'avoir mais ça doit pas être honnête...» ah moi je veux pas travailler, attends c'est dégoûtant cette année on a moins de jours fériés que l'année dernière», et toutes les autres débilités des Français qui ne se rendent pas compte de la chance que c'est de vivre en france et ne savent pas en profiter. Résultat, en France au final quand on a 25 ans, et bah on se fait chier par rapport à ici.
Du coup quitter New York pour Paris ça va me faire un peu la même impression que si je devais quitter Paris pour Aulnay ou pire Besançon... Assez peu excitant comme perspective.
Donc pour faire simple et ne pas donner de fausses impressions, d'un côté j'ai un bon boulot qui m'attend en France avec une carrière sensée être bonne à la clé (parce que les Etats-Unis sont pas forcément le paradis pour faire de l'argent ou une bonne carrière quand on a déjà l'ensemble des sesames requis en France) et évidemment une famille qui est quand même à 6000 km si je reste ici, de l'autre une vie ici qui est prenante et très trippante...
Si j'avais un choix simple à faire aujourd'hui (qui n'incluait pas par exemple le fait que pour rester je doive démissionner de la fonction publique, perdre de bonnes perspectives professionnelles et rembourser au passage 45000 euros), je pense que je préférerais rester encore quelques années ici, dans une boite américaine, le temps de voir si à terme la vie americaine me plairait...
On dit souvent qu'une fois qu'on a connu l'expatriation ou les voyages on en attrape la fièvre, et qu'il devient très difficile de rentrer, je crois que c'est un peu la leçon de cette année passée à voyager et à vivre dans une ville qui ne peut laisser indifférent. A mon retour à Paris donc(n'envisageons pour l'instant pas la possibilité de rester ici), je pense qu'il me faudra à nouveau songer sérieusement à repartir, ou à défaut utiliser à bon escient mes nombreuses vacances de fonctionnaires.
Pour finir cette introspection publique, (le principe d'un blog au final), quelques nouvelels par ci par là: je soutients à fon la candidature de Barack Obama, le choix d'Hillary Clinton me faisant penser à une immense république bananière (après le père et le fils Bush, le mari et la femme clinton), quand à un nouveau candidat républicain, restons sérieux.
J'ai profitéde mon weekend d'anniversaire d'un an à new York pour découvrir des coins de new York qu'en pur habitant de Manhattan je n'avais pas daigné explorer, Hoboken dans le New Jersey (20 min de métro, mais un autre monde...), ou les habitants fêtaient la saint patrick en avance (histoire de se la coller pour une bonne raison), très sympa et décalé, et dans la foulée Brooklyn, ou les soirées hangar désaffecté grosse musique électronique allemande sont également très décalées...
Ma nouvelle année à New York commence donc sur de très bons hospices, malgré la neige et le froid toujours hivernal, et au passage j'anonce un très prochain nouveau voyage, probablement au Belize (ex-Honduras Britannique, un petit état coincé entre le Mexique, le Guatemala et le Honduras).
Yes we can
B. Obama