Bon à part des sectes et la folsom fair, y a d’autres truc à voir à San Francisco, mais j’ai été assez désagréablement surpris par le temps tout froid et nuageux de la côte ouest (enfin à cette hauteur), puisque j’avais quitté les 32 degrés de NYC en tongs, et que d’un coup paf 15 degrés avec du vent, c’est plutôt moyen, je ne me suis pas servi de mon maillot de bain, et toujours pas de plongée dans l’océan pacifique…
Mon séminaire ne m’a pas laissé trop de temps pour visiter la ville, donc à part une photo lointaine d’Alcatraz et du golden gate sous la brume, et la visite de quelques quartiers mythiques comme Fisherman’s Wharf (le quartier touristo-prolo-jacko) et Castro (le quartier gay qui fait peur), on ne peut pas dire que je connaisse en profondeur la ville… Un petit tour à Stanford (l’université de Tiger Woods) ou des potes étudient m’a fait comprendre ce qu’était un vrai campus US, impossible de se balader sans sa voiture…
Une petite remarque pseudo sociale quand même, le nombre de SDF à San Francisco, et particulièrement dans le quartier de Tenderloin est tout bonnement hallucinant, New York à côté c'est du bidon… Pour ceux qui ont vu les longues files de sans-abris espérant un abri dans le film «the pursuit of happiness» avec Will Smith, et bah c’est exactement ça, ça fait un peu penser à un pays du Tiers Monde des fois les States, avec des riches très riches et des pauvres très pauvres….
Enfin bon j’etais tout content de retrouver mon petit chez moi dans Hell’s Kitchen, parce qu’il y a pas à dire, la côte est c’est quand largement mieux que la côte ouest (quoi je suis chauvin ??)
Sinon la ceremonie d'ouverture de mon seminaire etait on ne peut plus ricaine: un chanteur pathetique qui chante "i left my heart in San Francisco" le temps que tout le monde s'installe, et la paf, un pasteur noir qui nous fait tout un discours moralisateur sur comment l'assurance rapprochait de Dieu et qu'il faut tous s'aimer les uns les autres, suivi de l'hymne americain chantée par le meme chanteur raté, et un discours sur le soutien aux troupes en Irak, parfait, je ne m'étais pas trompé de pays....
A part ça le weekend dernier, j’étais donc sur Fire Island, une île au large de long island, que vous pouvez voir à cette adresse :
et c’était plutôt bien sympa, le concept weekend à dix personnes (20 le lendemain), dans une bonne maison ricaine en bois au pied de la plage, avec un barbecue George Foreman au fioul qui peut cuire 58 brochettes d’un coup, pour se sentir quand même au pays de l’oncle Sam
Je conseille vraiment cette destination à tous ceux qui passent quelque temps à New York, parce que je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, mais la plage, ça fait partie de New York, et avoir une étendue de sable niquel à perte de vue ou on est tout seul ça change un peu de Coney Island ou l’été on est serrés entre un mexicain qui écoute la gasolina à fond et un obèse ricain qui fait tomber de la crème glacée sur notre serviette, et la marche dans le sable est une mission commando pour éviter les tessons de bière (mais bon, y a quand même le concours national de mangeurs de hot dog et la fête de la sirène, alors ça attrape…)
Voilà, enfin, je tiens mon blog à jour, c’est un peu le problème du bloggeur: ou on fait rien et on a le temps de le raconter mais rien à dire, ou on fait, et la paf, jamais de temps, jamais l’envie,…. Je vais continuer ce soir mon marathon de bars de New York à l’affut du moindre cougar (définition à connaître pour tous ceux qui trainent aux States) et accueillir le premier de mes visiteurs, qui doit être au dessus de l’atlantique en ce moment…
Ah oui et puis l’été à New York, y a tout un tas de trucs en plein air gratuits, notamment à central park, genre Shakespeare in the park, Met in the park,… du coup j’ai pu voir avant-hier un opéra (Faust de Gounod) gratuit au milieu de central park, avec les gratte ciel en fond d’ecran, c’était pas mal du tout, à retenir pour emmener une américaine pour une première «date» (sauf que ça fait cheap, et être cheap, c’est pas être romantique, bah oui le romantique est riche).
Enfin bref, j’ai enfin compris d’où venait l’air des bijoux chanté par la castafiore dans tintin, mais par contre l’opéra on comprend déjà pas bien les paroles, mais alors quand c’est du français chanté par des américains, ça devient vraiment impossible, j’ai attendu le troisième acte pour comprendre qui était Méphistophélès et qui était Faust….
See you, et bravo à Tony Parker pour son titre de MVP de la finale NBA…
