Bienvenus sur mon blog

Pourquoi créer un blog?? Partir vivre un an à New York, ca fait pas mal de choses à raconter, à pas mal de gens, alors plutôt que de redire cent fois la même chose, oui ca va bien, il fait trop froid/trop chaud, et les gratte-ciels sont beaux, créer ce blog est la façon la plus rapide et la plus complète de donner de mes nouvelles régulièrement...

Le temps avançant, et mon départ de new York étant désormais une question de semaines, je commence la reconversion de ce blog sur ma vie à New York en un blog de voyages, histoire de stocker quelque part toutes mes photos, informations et impressions sur les différents voyages entrepris cette année. Je modifie du coup les libellés des différents posts (sur la gauche) pour trouver plus facilement le lien vers une destination précise visiter. Les posts sans référence précise à une destination seront eux libellés sous politique économie, ou la classe américaine pour celles concernant spécifiquement nos amis outre-Atlantique...

Bonne lecture

Chris

vendredi 15 juin 2007

San Francisco part 2 et Fire Island





Bon à part des sectes et la folsom fair, y a d’autres truc à voir à San Francisco, mais j’ai été assez désagréablement surpris par le temps tout froid et nuageux de la côte ouest (enfin à cette hauteur), puisque j’avais quitté les 32 degrés de NYC en tongs, et que d’un coup paf 15 degrés avec du vent, c’est plutôt moyen, je ne me suis pas servi de mon maillot de bain, et toujours pas de plongée dans l’océan pacifique…

Mon séminaire ne m’a pas laissé trop de temps pour visiter la ville, donc à part une photo lointaine d’Alcatraz et du golden gate sous la brume, et la visite de quelques quartiers mythiques comme Fisherman’s Wharf (le quartier touristo-prolo-jacko) et Castro (le quartier gay qui fait peur), on ne peut pas dire que je connaisse en profondeur la ville… Un petit tour à Stanford (l’université de Tiger Woods) ou des potes étudient m’a fait comprendre ce qu’était un vrai campus US, impossible de se balader sans sa voiture…

Une petite remarque pseudo sociale quand même, le nombre de SDF à San Francisco, et particulièrement dans le quartier de Tenderloin est tout bonnement hallucinant, New York à côté c'est du bidon… Pour ceux qui ont vu les longues files de sans-abris espérant un abri dans le film «the pursuit of happiness» avec Will Smith, et bah c’est exactement ça, ça fait un peu penser à un pays du Tiers Monde des fois les States, avec des riches très riches et des pauvres très pauvres….

Enfin bon j’etais tout content de retrouver mon petit chez moi dans Hell’s Kitchen, parce qu’il y a pas à dire, la côte est c’est quand largement mieux que la côte ouest (quoi je suis chauvin ??)

Sinon la ceremonie d'ouverture de mon seminaire etait on ne peut plus ricaine: un chanteur pathetique qui chante "i left my heart in San Francisco" le temps que tout le monde s'installe, et la paf, un pasteur noir qui nous fait tout un discours moralisateur sur comment l'assurance rapprochait de Dieu et qu'il faut tous s'aimer les uns les autres, suivi de l'hymne americain chantée par le meme chanteur raté, et un discours sur le soutien aux troupes en Irak, parfait, je ne m'étais pas trompé de pays....

A part ça le weekend dernier, j’étais donc sur Fire Island, une île au large de long island, que vous pouvez voir à cette adresse :

http://maps.google.fr/maps?f=q&hl=fr&q=ocean+beach,+new+york&ie=UTF8&t=h&om=1&ll=40.643412,-73.160727&spn=0.007571,0.014462&z=16

et c’était plutôt bien sympa, le concept weekend à dix personnes (20 le lendemain), dans une bonne maison ricaine en bois au pied de la plage, avec un barbecue George Foreman au fioul qui peut cuire 58 brochettes d’un coup, pour se sentir quand même au pays de l’oncle Sam

Je conseille vraiment cette destination à tous ceux qui passent quelque temps à New York, parce que je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, mais la plage, ça fait partie de New York, et avoir une étendue de sable niquel à perte de vue ou on est tout seul ça change un peu de Coney Island ou l’été on est serrés entre un mexicain qui écoute la gasolina à fond et un obèse ricain qui fait tomber de la crème glacée sur notre serviette, et la marche dans le sable est une mission commando pour éviter les tessons de bière (mais bon, y a quand même le concours national de mangeurs de hot dog et la fête de la sirène, alors ça attrape…)

Voilà, enfin, je tiens mon blog à jour, c’est un peu le problème du bloggeur: ou on fait rien et on a le temps de le raconter mais rien à dire, ou on fait, et la paf, jamais de temps, jamais l’envie,…. Je vais continuer ce soir mon marathon de bars de New York à l’affut du moindre cougar (définition à connaître pour tous ceux qui trainent aux States) et accueillir le premier de mes visiteurs, qui doit être au dessus de l’atlantique en ce moment…

Ah oui et puis l’été à New York, y a tout un tas de trucs en plein air gratuits, notamment à central park, genre Shakespeare in the park, Met in the park,… du coup j’ai pu voir avant-hier un opéra (Faust de Gounod) gratuit au milieu de central park, avec les gratte ciel en fond d’ecran, c’était pas mal du tout, à retenir pour emmener une américaine pour une première «date» (sauf que ça fait cheap, et être cheap, c’est pas être romantique, bah oui le romantique est riche).

Enfin bref, j’ai enfin compris d’où venait l’air des bijoux chanté par la castafiore dans tintin, mais par contre l’opéra on comprend déjà pas bien les paroles, mais alors quand c’est du français chanté par des américains, ça devient vraiment impossible, j’ai attendu le troisième acte pour comprendre qui était Méphistophélès et qui était Faust….

See you, et bravo à Tony Parker pour son titre de MVP de la finale NBA…

San Francisco Part 1: Skippy le grand gourou



Chose promise chose due, je parviens enfin à me poser vingt minutes pour vous raconter une partie de mon weekend à San Francisco, il y a quinze jours déjà…

Alors avant de parler du Golden Gate tout ça tout ça, je vais d’abord insister sur l’une des soirées les plus décalées que j’ai pu passer en ces 24 premières années de vie... Evidemment, tout ça aurait pu se passer ailleurs qu’à SF, mais je pense que c’est comme tout, comme on a plus de chances de trouver des juifs en Israel ou des mecs bourrés en Pologne (paf un petit coup sur la Pologne, c’est grattos et ça fait du bien, parce que leurs deux tarés de frères président et premier ministre, ils nous font bien chier en ce moment à vouloir refuser le compromis sur le traité européen simplifié et à se prendre pour une grande puissance qui compte en Europe….), bref donc, comme on a plus de chances de tomber sur des alcoolos en Pologne, on a plus de chances de tomber sur des soirées décalées à San Francisco…

Revenons-en donc à cette fameuse soirée : je vous coupe le début de la soirée, mais à un moment dans un bar, je reçois un coup de fil de mon pote Nizar qui me dit qu’il a été invité par une fille un peu bizarre rencontrée en sortie de boîte à un soirée très underground, mais qu’il n’est pas sûr que ce sera bien. Là ni une ni deux, on le rejoint avec deux autres potes pour jauger cette soirée underground de SF….

La soirée commence pas trop mal, dans un sous sol de loft, avec des pseudos artistes habillés en moine tibétain ou à la coiffure du style Johnny Depp dans pirates des caraïbes, du lait de vache sacrée en lieu et place de l’alcool (et oui une petite erreur de traduction nous a fait comprendre «drug and alcohol free» comme drogue et alcool gratuits, au lieu de «ni drogue ni alcool», ça arrive même aux meilleurs…), et un tas de danceurs bizarres aux chorégraphies mélangeant défilés de l’armée nazie, josiane balasko dans une nuit d’ivresse et la danse tribale de paloupalou, plutôt marrant quand on se prend au jeu et qu’on imite les gens en se foutant de leur gueule, mais pas très différent d’un tas d’autres soirées undergrounds sur les deux côtes américaines, si ce n’était cette espèce de sensation de bonne humeur et de plénitude qui régnait parmi les participants, qui m’a fait penser à un moment qu’il devait mettre du crack dans les conduits de ventilation…

Après le départ d’autres potes, je restais donc avec Nizar décidé à laisser une chance à cette soirée, et grand bien nous en a pris : quelques minutes après cette décision, une agitation a parcouru la salle, signe du début de la «cérémonie sacrée», qui était en fait la raison de l'organisation de cette soirée.

On se retrouve donc tous assis en cercle autour de l’estrade, ou un vieux chamane péruvien hindo-boudiste en toge blanche introduit la cérémonie, dont le but devait être un truc aussi profond que d’envoyer des ondes de paix à travers le monde parce que la guerre c’est moche, puis vient nous bénir chacun notre tour avec sa plume et ses cariocas (vous savez la grosse boule en bois qui fait tchic et tchic quand on la remue), et balançant des banalités à tout le monde, j’ai d’ailleurs oublié quel était son message à mon égard, tout concentré que j’étais a ne pas exploser de rire quand il secouait frénétiquement sa plume devant moi en soufflant et jouant des cariocas magiques qui guerissent les cancers, favorisent le retour de l'être aimé et la reussite aux examens…

Le temps qu’il parcoure toute l’assistance, mes proches voisins rentraient progressivement en transe, en respirant comme des buffles asthmatiques ou en commençant des aroummmmm mystiques, erreur bête, du coup le fou rire devenait plutôt dur à retenir, et l’envie de sortir mon appareil photo de ma poche pour filmer tout ça était assez énorme…

Après tout ça, on finit par se lever, là je me dis ouf, c’est la fin, j’en pouvais plus, j’ai cru que j’allais me pisser dessus,… on passait à la phase 2, celle ou on envoie des ondes de paix et de bonheur aux quatre coins cardinaux et aux étoiles…

Nous voila donc debout les bras en avant à pousser des oussss dignes du cours de Karaté de popeye dans les bronzés et quelques arroumms permettant d’évacuer mon fou rire, pendant que Jorge le marabout à la plume dans le cul balance des grands coups de corne de brume mélanges de Christian Clavier dans les visiteurs et d’un supporter du FC Lens,... assez bizarre donc. On finit par un petit coup de cithare balinaise et de didjeridoo, pour finalement faire la paix avec tout le monde dans la salle à coup de hugs,….

Une soirée comme on n’en vit pas beaucoup donc, et qui marque pas mal, mais à part leur cérémonie débile et leurs accoutrements et coiffures ridicules, les participants étaient plutôt ultra sympas et surpris qu’on ait fait tout le voyage depuis la France pour venir à la cérémonie (bah oui faut bien mentir un peu pour se faire accepter, on pouvait pas dire qu’on etait venu faire un tour parce qu’on pensait que c’était open bar….).

Je vous mets quelques photos, mais bon les images comme les mots ne rendent pas grand-chose à côté de l’énormité de la soirée….

mardi 12 juin 2007

Avis exterieurs (mais de francais bien surs)

bon, n'ayant toujours pas pris le temps de me poser 30 minutes devant mon laptop (pc portable pour ceux qui maitrisent pas encore la langue de JC Van Damme qui consiste switcher du francais a l'anglais pour trouver toujours le mot le plus rapide a dire, et qui fait qu'au final on regresse complètement en francais sans devenir "fluent english"....) vetuste, je copie colle simplement les premieres impressions d'un pote de pote nouvellement ou presque arrivé à New York, j'adhère à 100%.

Je vous engage aussi a aller voir le blog de mon pote Seb, à l'adresse suivante:
http://seb-77550.blogspot.com/
Lisez surtout ses longs posts sur le dating à l'américaine et la sociabilisation superficielle US... Après ça vous comprendrez que je reste putôt hyper doux dans mes critiques... ;) Now enjoy l'artiste....

Chers amis,

Bientot 2 mois a New York et mon installation est bientot terminee.

J'ai maintenant une adresse permanente qui accepte cartes postales, lettres, cadeaux et amis:


Ainsi donc j'habite a Williamsburg, le quartier un peu arty-bobo de Brooklyn, a une station de metro de Manhattan dans un 1-bedroom apartment plutot spacieux pour les standards locaux. J'ai bien visite quelques apparts microscopiques a Manhattan mais l'absence de credit history (on y reviendra) et un budget limite m'ont conduit a traverser l'Hudson river pour aller me poser a Brooklyn.



Presque aussi indispensable que l'appart ici, le blackberry (speciale dedicace a Alexander) dont je vous donne le numero, au cas ou une envie pressante d'avoir de mes nouvelles de vive voix vous taraude:

Ces semaines de (sur)vie a NY ont ete riches d'enseignement sur l'economie et la politique etrangere americaines :-)


J'avais l'impression d'etre normal, voir plutot bati; depuis 2 mois j'ai le sentiment d'etre gaule comme une crevette. A New York, pas trop d'obeses mais nom de dieu, que de bodybuilders! L'obsession du ricain pour le muscle se materialise dans ces heures journalieres passees a soulever de la fonte dans la salle de sport et dans les regimes proteines, creatine et autres super-vitamines dont les conserves de 50 kilos non seulement se declinent a l'infini dans les magasins specialises que l'on trouve a chaque coin de rue ( http://www.gnc.com/home/index.jsp) mais aussi envahissent la moitie des rayons des supermarches (speciale dedicace a Marcel Proust pour cette phrase illisible).


On m'a dit que New York n'etait rien a cote de Miami: j'ai maintenant envie d'aller faire un tour en Floride, ca doit etre interessant. En tout cas, la television passe des matchs de boxe en continu, du catch mais aussi de l'ultimate fighting, combat barbare ou tous les coups ou presque sont permis, un truc de malade mental, d'une violence inouie!

Des lors, les spots publicitaires frequents pour les fameux "marines" dont je vous livre le slogan: "there's strong and there's army strong!" prennent tout leur sens: on rentre dans l'armee non pas pour resoudre des conflits mais parce que c'est le top du top dans la hierarchie du biceps. En France, on vend de la mousse a raser comme ca "Mennen, pour nous les hommes", ici c'est l'armee: "la guerre, pour nous les hommes"! On comprend pourquoi les europeens sont un peu consideres comme des "tapettes". Omnipresente rhetorique du musclor.

A part l'armee et les combats d'ultimate fighting, la publicite sert a vendre des SUV, sorte de Jeep geante, qui constitue la moitie du parc automobile americain. J'ai toujours trouve les Range Rover un peu pathetiques mais ces SUV - dont les pneus font 1m50 , qui peuvent mettre 2 Smarts dans leur coffre et consomment 20L au 100 - atteignent des sommets dans le ridicule. Car la encore c'est la surenchere du "plus gros, plus fort": Chevrolet, Dodge, Toyota, Ford, Lincoln c'est a qui peut tirer le plus de boeufs, transporter le plus de bois ou je ne sais quel truc tres utile en ville:-). Le plus grotesque, c'est le celebre Hummer, ou la classe a l'americaine:
http://www.hummer.fr/ .


Apres la politique etrangere, passons a l'economie americaine et une notion primordiale, essentielle, vitale ici: le credit! Depenser l'argent qu'on a pas est une des activites favorites de nos amis yankees (cf la dette exterieure colossale des Etats-Unis): carte de credit, hypotheques (mortgage), emprunts en tout genre, les moyens sont nombreux. Parfois, souvent meme, ca tourne mal, les decouverts s'accumulent trop et il faut faire face a ses crediteurs, d'ou les innombrables publicites pour ces organismes specialises, il y a meme des emissions entieres consacrees au remboursement de ses dettes (LOL).


Vous l'aurez compris, a la television americaine il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de pub. Plusieurs centaines de chaines certes mais des annonces commerciales tout le temps (j'ai chronometre l'autre jour, 3 minutes de publicite toutes les 10 minutes, cad 30%!!!!). Entre 2 reclames, des blockbusters, des emissions de real TV a la pelle mais aussi des championnats de pocker; je connaissais les championnats de bull-riding (tenir le plus longtemps sur un taureau en furie), j'ai decouvert l'existence du championnat du monde de bras de fer ou encore plus fun, le championnat du monde de barbecue! C'est marrant d'ailleurs tous ces championnats du monde ou les participants sont uniquement ou presque amerlocs (un canadien de tant a autre).

Bref, la TV est un peu a l'image du pays: trop de choix mais pour essentiellement de la chiaasse. Non seulement on perd des heures a essayer de choisir le bon truc mais on termine generalement frustre d'avoir peut-etre opte pour le mauvais. Qui plus est , la qualite n'est pas souvent presente: la plupart des immeubles/apparts sont pas terribles (systeme de chauffage vetustes), les telephones portables sont archaiques, les connections internet sont depassees, l'electro-menager est pourri. Ca vaut aussi pour les legumes et les fruits, la plupart sont "conventional", comprendre organismes genetiquement modifies arroses a la sauce pesticide et je me retrouve a acheter "organic", moi qui aimais me moquer (gentiment) des produits "bio".

La liberte s'etend aussi au systeme de protection sociale (par defaut on n'a rien) ou on a le choix entre super merdique, merdique et a peine acceptable :-) Ajoutons qu'il faut se battre pour tout ou presque, bureaucratie a tous les etages et vous aurez compris qu'ici c'est la jungle (surtout apres Hong Kong et Singapour). La prochaine fois que vous ecoutez Sinatra chanter "New York, New York", faites attention a la derniere phrase: "If I can make it there, I can make it anywhere. It's up to you, New York, New York", c'est tellement vrai.

A part ca, j'adore!

Bises,


vendredi 8 juin 2007

primaires republicaines

Ah et avant d'aller me coucher, je voulais absolument vous faire part de cet article du monde (vous pouvez le trouver aussi a l'adresse suivante: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-919437,0.html pendant un certain temps) je trouve le debat tout bonnement hallucinant, mais pas etonnant dans un pays ou certains parents d'eleves s'opposent a ce que la theorie de l'evolution soit enseignee a leurs gamins a l'ecole, remarquez la theorie de l'evolution a du les laisser quelque part sur le bord de la route...

Beaucoup de choses a comprendre la dedans, notamment le caractère de droit divin de l'interventionnisme américain dans le monde, je vous laisse apprecier de vos commentaires...
et promis des que je rentre de Fire Island, je serai plus présent sur ce blog... (c'est moi qui ai mis certains passages en gras)

«Outre l'Irak et l'immigration, les dix candidats à l'investiture du Parti républicain pour l'élection présidentielle de 2008 ont longuement évoqué les questions de morale et de religion dans leur troisième débat de campagne, mardi 5 juin, à l'université Saint Anselm, dans le New Hampshire.

Lors de leur premier débat, le 5 mai en Californie, trois candidats sur les dix avaient déclaré ne pas croire à l'évolution telle que définie par Darwin. La question a été reposée. Mike Huckabee, l'ex-gouverneur de l'Arkansas, ancien pasteur baptiste, a confirmé qu'il croyait que "Dieu a créé la Terre et le ciel. Comment l'a-t-il fait, quand et combien de temps cela a pris, je ne sais pas". L'animateur de CNN, Wolf Blitzer, qui dirigeait les débats, a insisté : "Gouverneur, vous croyez littéralement que cela a été fait en six jours, il y a 6 000 ans ?" "Je n'en sais rien, a répondu M. Huckabee. Je n'y étais pas. Mais que cela soit six jours ou six jours représentant des périodes de temps, il l'a fait. Et c'est cela qui compte." Le sénateur du Kansas, Sam Brownback, qui avait déclaré ne pas croire à l'évolution, s'efforce depuis de corriger son propos. "Je suis convaincu qu'il y a un Dieu dans l'univers et qu'il a été impliqué dans ce processus. Comment a-t-il fait ? Je n'en sais rien."

Le sénateur de l'Arizona John McCain, qui, lui, croit à l'évolution, pense néanmoins que "chaque Américain devrait être informé des deux théories", darwinisme et créationnisme. Pour lui, "il ne fait aucun doute que la main de Dieu est à l'origine de ce que nous sommes aujourd'hui". Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachusetts, mormon qui se présente systématiquement comme l'époux de la même et unique femme depuis trente-cinq ans, afin de se distancier de la pratique de la polygamie qui existe dans l'Utah, s'est aussi déclaré convaincu que "Dieu a créé l'homme à son image".

Les dix républicains ont aussi débattu de la présence des homosexuels dans l'armée – "Y a-t-il quelqu'un qui croit que les gays et les lesbiennes devraient être autorisés à servir ouvertement dans l'armée ?" – et des valeurs de morale et d'éthique – "Quelle est la question morale la plus urgente actuellement ?". "Ce qui nous rend uniques, a dit Mike Huckabee, c'est la valeur que nous attachons à chaque vie. Si vous comparez avec les djihadistes qui attachent une bombe à la ceinture de leur propre enfant, ils célèbrent la mort. Nous célébrons la vie." Rudolf Giuliani, ancien maire de New York, a évoqué les "formidables cadeaux qui sont envoyés par Dieu" à l'Amérique. "Nos idéaux ne sont pas seulement des idéaux américains; ils viennent de Dieu. Notre obligation morale est de trouver la juste manière de les partager avec le reste du monde." (putain!!!! la c'est encore moi qui n'en peut plus)

Le représentant du Texas, Ron Paul, républicain antiguerre, s'est étonné du décalage entre les visions de la morale exprimées par ses rivaux et les questions comme la guerre en Irak. "Il faut revenir sur terre, a-t-il protesté. Laisser tomber cette idée de guerre préemptive et retourner à la Constitution." Un peu plus tôt, plusieurs candidats avaient refusé d'écarter le recours à des armes nucléaires tactiques contre l'Iran. "Voilà que nous entendons que nous ne voulons même pas exclure une attaque préemptive contre un pays qui ne nous a pas fait de mal directement et qui n'est pas une menace pour notre sécurité nationale", s'est insurgé le candidat texan.

Rudolf Giuliani, en tête au plan national mais pas dans le New Hampshire, a dû s'expliquer sur l'avortement. Il est contre à titre personnel, mais estime que les femmes ont le droit de choisir. Une position qui lui a valu cette semaine d'être qualifié de"Ponce Pilate" par un évêque catholique du Rhode Island. Figure du mouvement conservateur chrétien, Sam Brownback a estimé que M. Giuliani aurait beaucoup de mal à être le candidat d'un parti dont l'opposition à l'avortement est la pierre philosophale.

L'ancien maire de New York pense, en revanche, que cette position lui permettra d'attirer les voix du centre gauche lors de l'élection présidentielle. Encore faut-il réussir à passer l'écueil des primaires.

Entre fanatiques chretiens américains et fanatiques musulmans talibans, mon coeur balance...

Somewhere in between


bon voila, tenir un blog c'est sympa, mais encore faut-il avoir le temps.....

Je reviens a peine de San Francisco, a propos duquel j'ai un tas de trucs a raconter (dans le desordre, comment profiter des impots du contribuable pour se gaver le bide, une visite de Castro, le quartier gay a cote duquel le marais c'est un jardin d'enfants... mais et surtout une soiree très underground genre secte chamano-boudiste avec Nizar pour ceux qui connaissent, ou je me suis fait bénir avec une plume magique en poussant des arrrouumms pleins de good vibes pour la paix sur la terre, un grand moment de n'importe quoi...) mais bon désolé, j'ai pas le temps tout de suite, donc je vous laisse avec cet avant goût de mon dernier weekend, en attendant je vais préparer mes bagages pour partir demain sur Fire Island, une ile au large de long island, ou je loue une maison avec 9 autres personnes, dont une seule que je connais... 5 garçons, 5 filles, 45 possibilités.... ou pas.

Alban et Vanessa, préparez vos bagages, je suis prêt à vous acueillir dans ma nouvelle chambre repeinte en vert pendant mon absence par mon coloc (mais bon je médis, parce que c'est pas mal du tout).

Ah et pour ceux qui sont curieux de voir à quel point San Francisco peu têtre une grande ville de malades mentaux, je vous laisse regarder sur internet a folsom street fair, en gros une rue ou les gens (hommes, femmes, et entre les deux), passent trois jours en septembre a poil, avec quelques accessoires de cuir... complètement taré.... Je vous laisse apprecier la parodie de la cène faite à l'occasion de la promotion de la prochaine fête... A reserver à un public averti...

Je pense que je passerai mon tour pour être votre reporter spécial sur ce coup là, mais si quelqu'un veut se dévouer, qu'il n'hésite pas, je suis sûr que vous serez très bien accueillis, comme le dit la chanson,
f you're going to San Francisco
Be sure to wear some flowers in your hair
If you're going to San Francisco
You're gonna meet some gentle people there

For those who come to San Francisco
Summertime will be a love-in there
In the streets of San Francisco
Gentle people with flowers in their hair

All across the nation such a strange vibration
People in motion
There's a whole generation with a new explanation
People in motion people in motion

For those who come to San Francisco
Be sure to wear some flowers in your hair
If you come to San Francisco
Summertime will be a love-in there

If you come to San Francisco
Summertime will be a love-in there